Le Premier ministre Jean Castex a annoncé ce début de semaine (à la suite d’un Conseil de Défense) que les clubs et les boîtes de nuit devront fermer pendant quatre semaines à compter de ce vendredi 10 décembre. Techniquement, la fermeture est une mesure imposée qui s’applique jusqu’au 7 janvier 2022. Cette réalité fait écho à un grand nombre de fermetures déjà obligatoires qui a émaillé 2021. Les professionnels du secteur s’indignent alors que les gestes barrières et la sécurité des fêtards et plus assurée que dans le cas de fêtes privées. voir à ce titre notre article qui évoquait déjà l’incertitude de tout un secteur en cette période de pandémie de COVID 19.

Le 31 décembre, un jour phare sacrifié pour les activités nocturnes ?

On le sait, le 31 décembre, la Saint Sylvestre, est un jour et une nuit importante pour les patrons des boites de nuit. A cette occasion, les festivités sont généralement décuplées et les tickets d’entrée en discothèque sont, par exemple, plus élevés que tous les autres jours de l’année.

Évidemment, les professionnels du secteur s’indignent très souvent, comme dans cet exemple sur une chaîne télé très connue :

Et de rappeler que les mesures prises en place par les patrons de discothèques sont largement plus suivis de faits comme le contrôle du pass sanitaire et de l’identité des personnes entrant dans les établissements.

Toutefois, il faut noter ici que cette mesure gouvernementale est également prise par d’autres pays européens ; Les gestes barrières et le port du masque ne permettant pas de freiner une circulation du virus très importante chez les plus jeunes dans un contexte jugé comme festif.

Des mesures pour accompagner les 1200 entreprises concernées ?

Jean Castex a assuré que le Gouvernement accompagnera les professionnels du secteur pour passer ce cap et le manque à gagner qui en découle :

Nous le ferons en accompagnant économiquement les entreprises concernées

A charge pour Bruno Lemaire, ministre de l’Économie de prendre le relai rapidement avec les entreprises concernée :

J’ai demandé au ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, d’engager dès demain les concertations sur conditions de cet accompagnement qui devra s’ajuster à la situation de chaque entreprise.

Précisions que, pour pouvoir répondre à une demande en ces périodes de fêtes, beaucoup d’entreprises ont préparé à l’avance des stocks et achats spécifiques. Seulement 5 mois d’activité cette année au final et un PGE à rembourser à partir de l’année prochaine…

De ce fait, quelques engagements sont pris (à voir pour les modalités pour chaque établissement) et la prise en charge :

  • Le chômage partiel serait accordé aux salariés à hauteur de 100% ;
  • L’exonération des cotisations sociales serait active durant la période de fermeture des discothèques ;
  • La mise en place d’un dispositif “coûts fixes” à hauteur de 100% serait possible.

La fête sera-t-elle déportée dans des lieux non contrôlés ?

La Saint-Sylvestre est assurément une fêtes jugée par la plupart des gens comme “obligatoire”. C’est le passage d’une année à une autre mais aussi un moment festif et plein d’espoirs et de vœux concernant la Nouvelle Année. De ce fait, on peut légitimement se demander comment vont agir individuellement les personnes souhaitant préparer ces festivités.

Les risques sur les fêtes sauvages et non contrôlées

On espère que les fêtes sauvages, que d’aucun avait déjà constaté par le passé, sans licences et sans contrôles, ne seront pas trop nombreuses à cette occasion. Il s’agit, en effet, d’avoir une logique sanitaire aboutie en matière de clusters. C’est notamment l’une des craintes du SNDLL (Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs) qui précise également dans le sujet suivant les modalités d’aides suites aux mesures prises par le Gouvernement.

Privée ou publique, une fête est un moment qui doit s’organiser aujourd’hui avec des normes sanitaires adéquates.

X.D.

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