Alors même que la fermeture annoncée il y a encore peu des discothèques qui prenait forme à partir du 10 décembre est d’actualité (voir notre article sur le sujet), le gouvernement a décidé une nouvelle fois un prolongement de cette arrêt d’activité pendant 3 semaines supplémentaires (à partir du 3 janvier). Cette mesure est bien entendue mal vécue par de nombreux professionnels du secteur, mais aussi par les professionnels de l’événementiel de manière générale. Zoom sur ce sujet qui concerne, certes une petite industrie française, mais aussi un secteur mis à l’index dans cette période de lutte contre le variant Omicron de la COVID-19 : L’événementiel.

La déclaration du ministre chargé du tourisme, des français à l’étranger et des PME

Des suites du Conseil de Défense et des déclarations de Jean Castex relayées sur toutes les chaînes d’information en continu afin de lutter contre la vague Omicron, Jean-Baptiste Lemoyne a ainsi déclaré sur France Inter que, nous citons :

Le 3 janvier comme les autres secteurs qui ont été annoncés par le Premier ministre, pour trois semaines il y aura la reconduction de la fermeture qui les concernait

Cette décision prise par le ministre en charge de la question concernant le secteur des boîtes de nuit n’avait d’ailleurs nullement été évoquée lors du Conseil de Défense ni même en Conseil des Ministres. Alors que les concerts “debout”  et les bars ‘debout” étaient concernés par les décisions, il n’avait en aucun cas été évoqué la question des fermetures de discothèques. Il s’agit donc ici d’une précision supplémentaire apportée lors de cette interview sur la radio ce mercredi 29 décembre dans l’émission “L’invité de 7h50” animée par Christelle Rebière.

Les réactions à cette annonce de prolongement des fermetures

Évidemment, cette décision fait réagir. Si Jean-Baptiste Lemoyne a pu ajouter dans cette interview que :

Nous avons mis en place un système d’aides avec les coûts fixes à 100%, l’activité partielle, etc.

Il du également rappeler que 20% du Chiffre d’affaires des discothèques se fait sur le mois de décembre ; Une réflexion du gouvernement pour aider ces professionnels est “en cours”.

Il n’en demeure pas moins que les réactions de patrons de boîtes de nuit sont aujourd’hui dans le plus grand désarroi. Au-delà, comme nous l’avions déjà traité dans le précédent sujet, le monde de la nuit est vu comme un péril face à une épidémie mais n’est pourtant pas considéré non plus comme salutaire pour toute une jeunesse qui se voit ainsi privée d’animations salutaires. Si la situation inquiète et qu’il est compréhensible que l’on ait besoin de mesures préventives, d’autres aspects sont à prendre en compte.

Il est difficile à ce stade de considérer les effets à long terme de mesures comme celles-ci. C’est d’autant plus vrai que nous n’avons pas de recul sur la fermeture de lieux d’amusement dans l’histoire moderne. On n’oubliera pas non plus que le transfert de toute une population vers les fêtes sauvages ne sera pas plus endigué dans ce cas. On peut également se demander dans quelle mesure les discothèques pourront, en cas de sortie de crise, amener à nouveau dans leurs lieux les personnes ainsi écartées de manière arbitrale.

En effet, il est impossible d’empêcher les gens de s’amuser sur le long terme. En revanche, il est tout à fait possible de trouver d’autres formes de divertissements et d’inciter bien involontairement à la création de plus d’activités non contrôlées, particulièrement propices à des problèmes de voirie, de sécurité (au-delà même de la question sanitaire liée à la pandémie). A n’en pas douter, il faudra donc plus de contrôle de la part des forces de l’ordre durant les week-ends et le Réveillon.

X.D.

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